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Février 2025, Interview: Jürg Freudiger

Pourriez-vous nous dire combien de personnes travaillent chez PRIMUS et quelles sont leurs fonctions ?
Carole Iten : «Actuellement, nous employons 218 personnes, dont environ 120 dans le service commercial. Il est intéressant de noter que beaucoup d’entre elles sont des employés de longue date, avec 20 ans et plus d’ancienneté, tant au siège social qu’à l’extérieur dans la vente. Beaucoup ont également déménagé il y a quatre ans ; jusqu’alors, notre siège social se trouvait à Binningen, dans le canton de Bâle-Campagne.»
Apparemment, ces collaborateurs s’identifient à la PRIMUS.
«Absolument. Certains de nos collaborateurs sont tellement engagés qu’ils deviennent, aux yeux de nos clients, de véritables ambassadeurs de PRIMUS. Il arrive régulièrement que des clients appellent directement « leur » technicien sur son portable, car ils ne veulent pas simplement PRIMUS – ils veulent cette personne. Le fait que nous distribuions des produits et des installations qui peuvent sauver des vies donne une véritable valeur et un sens profond à notre travail.»
Vous avez dit «technicien de service». Est-ce que les hommes sont majoritaires chez PRIMUS ?
«C’est vrai que les hommes sont majoritairement représentés dans notre service extérieur. Il faut dire que les interventions impliquent parfois de manipuler des extincteurs lourds, y compris dans des immeubles sans ascenseur. Cela demande une certaine condition physique. Cela dit, nous serions ravis d’accueillir davantage de femmes dans ces fonctions – nous ne recevons simplement pas de candidatures. Dans nos bureaux et dans l’entreprise en général, la répartition hommes-femmes est tout à fait équilibrée, comme dans beaucoup d’autres entreprises.»

Comment se passe le recrutement ? Beaucoup se plaignent d’un manque de main-d’œuvre qualifiée…
«Cela dépend vraiment du métier. Par exemple, il n’est pas toujours facile de recruter des électriciens. Depuis que j’utilise davantage les réseaux sociaux pour le recrutement, la situation s’est globalement améliorée.»
Réseaux sociaux?
«Oui, je peux diffuser des publicités ciblées sur Facebook ou Instagram, au niveau régional. Cela nous permet de toucher aussi des personnes qui ne sont peut-être pas activement en recherche d’emploi, mais qui trouvent notre offre intéressante. Et le processus de candidature est volontairement simple : il n’y a même pas besoin de lettre de motivation.»
Vous ne passez pas d’annonce dans les journaux ?
«Très rarement, et uniquement pour des postes à responsabilité. Les réseaux sociaux ainsi que les plateformes classiques comme jobs.ch se révèlent généralement bien plus efficaces pour atteindre les bons profils.»
«Pour un poste dans le service extérieur, je me pose volontairement cette question, en tant que femme : est-ce que je laisserais cette personne entrer chez moi ?»
Carole Iten, Responsable du personnel et de l’administration
Et comment je m’imagine un entretien d’embauche ?
«Pour un poste dans le service extérieur, je me pose volontairement cette question, en tant que femme : est-ce que je laisserais cette personne entrer chez moi ? Dans ce domaine, la première impression et la sympathie jouent un rôle central. Et si un doute subsiste, alors le candidat doit me convaincre autrement : a-t-il le goût de la vente ? Sait-il mener une conversation ? Est-il motivé et ambitieux ?»
Et en tant que DRH, qu’est-ce qui vous préoccupe particulièrement ?
«Mon objectif, c’est que chacun se sente bien dans son travail. Les collaborateurs doivent pouvoir venir me voir librement, qu’il s’agisse de préoccupations professionnelles ou personnelles. En tant que responsable RH, on joue aussi parfois un rôle de confidente, voire de conseillère morale – et c’est une dimension que je prends très à cœur.»